01 79 73 41 44 [email protected]

Avec le développement d’internet, des réseaux sociaux, des individus et des entreprises toujours plus connectés… Bref tout ce petit monde là, ça brasse pas mal de données ! Et pour les entreprises, l’exploitation de ces « datas » est au coeur de leurs préoccupations. Cependant, QUID de la protection de ces différentes données, souvent personnelles ?! Pour éviter tout abus dans le recueil, l’utilisation et l’exploitation de ces différentes informations collectées, l’Union Européenne n’avait d’autre choix que de poser certaines règles… Et c’est ainsi que le RGPD a vu le jour ! On vous explique tout ça :

 

Pour commencer :  le RGPD, KEZKEZAI ? 

Le RGPD, c’est le Règlement Général sur la Protection des Données (Bien trouvé comme nom, non?! )

Cette loi, qui rentrera en vigueur le 25 mai 2018 pour tous les pays de l’Union Européenne (ainsi que les sociétés établies à l’étranger, si elles ciblent des résidents de l’UE), a pour objectifs de :

  • Renforcer la protection des droits des citoyens majeurs et mineurs
  • Renforcer les contrôles et sanctions européens
  • Renforcer la transparence des acteurs de la donnée.

En deux mots, à travers ce RGPD, l’UE demande aux entreprises récoltant des données personnelles de leurs utilisateurs de respecter de nouvelles règles.

Ces nouvelles règles, qu’elles sont-elles ?

Bon, forcément, le document dans son intégralité (que vous pouvez retrouver ici ) est, comment dire… pas franchement digeste ! Donc comme on pense à vous, on va vous simplifier les choses et vous résumer les règles principales à retenir :

  • Premièrement, les entreprises se doivent d’informer les personnes sur l’utilisation de leurs données, et la façon dont ces informations sont traitées et gérées.
  • Les entreprises doivent également obtenir le consentement des utilisateurs par un accord affirmé de ces derniers sur l’utilisation et la collecte de leurs données.
  • Les utilisateurs ont d’ailleurs un droit de refus d’exploitation de leurs données et peuvent en demander la destruction

Forcément, pour beaucoup d’entreprises, ça change pas mal la donne… notamment pour leur campagne d’e-mailing ! Forcément, cela complique un peu plus le process’ d’acquisition d’adresses e-mail, pour pouvoir diffuser des newsletters par la suite. Nous allons d’ailleurs faire un petit focus là-dessus.

 

Qu’est-ce que ça change pour les emails marketing ?

 

 

Avec le RGPD, l’Union Européenne veut clairement mieux encadrer l’obtention et l’utilisation des données personnelles. C’est donc la fin de pas mal de techniques de récolte massive d’adresses e-mail.

Pour n’en citer qu’une : les fameuses « cases pré-cochées » ! Vous savez, ces fameuses cases qui, lors de la création d’un compte (sur un site web par exemple), indiquent que vous acceptez de recevoir des emails publicitaires ? Eh bien cela ne sera plus possible, et deviendra à partir du 25 mai 2018, une technique tout à fait illégale !

Concrètement, comme on vous le disait un peu plus haut, pour pouvoir récolter des adresses e-mails, il vous faudra un consentement positif de la part de vos utilisateurs. Pour cela, on vous conseille d’utiliser le « double Opt-in ». Oui, forcément dit comme ça, avec ce terme anglo-saxon franchement barbare, ça va pas beaucoup vous aider. « double Opt-in » signifie « double confirmation » d’inscription à votre e-mailing. La première confirmation se fait directement sur votre site. L’utilisateur reçoit alors un e-mail qui l’invite à confirmer son souhait d’adhésion. Cela constitue alors une réelle preuve de consentement de cette personne pour utiliser les données recueillies.

En cas de litige, les entreprises doivent fournir cette preuve de consentement. Il est donc important de bien en garder une trace, en les enregistrant dans un registre sécurisé par exemple. Là où il est important de faire attention également, c’est que le RGPD ne s’applique pas seulement aux données collectées après le 25 mai 2018… Il concerne aussi les informations collectées antérieures à cette date ! Et là forcément, ça implique de se poser la question qui fâche : « Avons nous la preuve du consentement positif de nos contacts sur l’utilisation de leur adresse e-mail par exemple ? »… Autant vous dire que si la réponse est « NON » (ce qui est le cas la plupart du temps), il va falloir y remédier très rapidement.

« Qu’est-ce que je risque si je ne respecte pas les règles du RGPD ? »

Forcément, les entreprises qui ne respecteront pas ces règles encourrons plusieurs sanctions.

  • D’un point de vue de l’image de marque déjà ! En effet, une société qui renonce à respecter les informations personnelles de ces utilisateurs… ça fait pas vraiment bon genre ! Donc autant dire qu’elle risque une vraie perte de confiance de ses clients, de ses fournisseurs, et toutes les parties prenantes de celle-ci.
  •  Mais aussi d’un point de vue financier. En effet, dans le cas d’infractions à ce RGPD, elles s’exposent à de lourdes sanctions financières à hauteur du pourcentage de leur chiffre d’affaires.

Il va y avoir un « avant », et un « après » RGPD. Pour beaucoup, obtenir des adresses e-mails, pour envoyer des newsletters notamment, va s’avérer compliqué. Mais la “bonne nouvelle”, c’est que les personnes qui accepteront de s’inscrire à votre newsletter par exemple, constitueront une audience encore plus qualifiée. Donc les campagnes d’e-mailing ne sont pas en danger en tant que tel.

Ce règlement va permettre au contraire de réguler la qualité des e-mails envoyés, la qualité de l’audience ciblée, et ainsi d’augmenter leurs taux d’ouverture ! Pour bien comprendre ce qu’il faudra faire ou ne pas faire à partir du 25 mai 2018, et pour être sûr de ne pas se tromper, on vous a dégoté cette infographie concoctée par Sarbacane, résumant les différents points abordés au cours de cet article.

Maintenant, vous savez ce qui vous reste à faire si vous récoltez des données (ce qui est fort possible 😉) !

Share This